Approche théorique du shiatsu de la médecine traditionnelle orientale

 

Un peu d'histoire :

Le Shiatsu procède de la Médecine Traditionnelle Chinoise. Mais comme toutes techniques manuelles, son origine remonte à la nuit des temps : quand l'homme a commencé à se masser sous l'effet de la douleur.

 

Il y a environ 3000 ans, les Mongols venus de Chine, de Corée et de Malaisie, envahirent le Japon et en chassèrent les habitants (Aïnous).

 

représentation ancienne

Au VIème siècle, des prêtres venus de Chine et de Corée introduisirent le bouddhisme au Japon.

Ils amenèrent avec eux leurs philosophies, l’écriture (codifié en Chine depuis longtemps) et bien évidemment leurs méthodes de traitements médicaux (les massages, l’acupuncture, les moxas, la phytothérapie…)

 

Au VIIIème siècle, des écoles de médecine furent fondées à Nara (capitale du Japon à l’époque), ou l’on enseignait les techniques d’acupuncture, la pharmacopée, les moxas et bien entendus les formes de massages thérapeutiques.

 

Toutes ses disciplines ne tardèrent pas à évoluer indépendamment de leurs origines, surtout pendant la période Edo Jidaï (XVIIème siècles, fin XIXème siècles). En effet à cette période, le Japon coupa tout contact avec les pays d’échange et se replia sur lui-même

 

De ce fait il connut une véritable renaissance des arts et de la culture. Pour les guerriers, le travail sur l’efficacité n’était plus de mise et les techniques ont été orientées vers une recherche plus intérieure (malgré les nombreux duels qui existaient encore chez les samouraïs).

 

 

C’est ici que les racines même du Shiatsu trouvent leurs fondements, au travers des techniques de massages chinois « Anmo » ou « Anma » et des pratiques de médecines traditionnelles chinoises. Par la suite, ces massages n’étaient pratiqués que par les aveugles. Ils trouvèrent là un moyen d’existence, en omettant la connaissance des principes de la médecine chinoise, car il leur était difficile, voire impossible d’acquérir un bagage scientifique solide. Malgré leurs sens tactile très développé, cela porta préjudice à la réputation des massages.

 

représentation ancienne

Alors, ces techniques furent quelque peu oubliées, à l’exception de l’Anpuku. Il fallut attendre les années 1920 pour que les techniques de massages refassent leur apparition. Grâce à Tamai Tenkei qui redécouvrit le potentiel théorique de cette discipline ; il associa aux techniques orientales traditionnelles de massage, certains éléments d’anatomie et physiologie occidentale. En 1939, il publia un ouvrage intitulé « Shiatsu Hô » dans lequel il compléta l’Anma, l’Anpuku et le Do-in (Shizuto MASUNAGA : Shiatsu et Médecine Orientale).

 

Mais il fallut attendre les années 1920 pour que le mot Shiatsu fasse son apparition. Grâce à Tamai Tenkei (entre autre) qui redécouvrit le potentiel théorique de cette discipline ; il associa aux techniques orientales traditionnelles de massage, certains éléments d'anatomie et physiologie occidentale.

 

En 1939, il publia un ouvrage intitulé « Shiatsu Hô » dans lequel il compléta l'Anma, l'Ampuku et le Do-in (Shizuto MASUNAGA : Shiatsu et médecine orientale). Shizuto Masunaga développa le Zen Shiatsu au travers des concepts de la Médecine Traditionnelle Chinoise : Yin/Yang, Ki, les méridiens. Il alla beaucoup plus loin en découvrant des extensions aux méridiens classiques d'acupuncture, créa une classification plus fine des qualités du Yin et du Yang permettant de décrire les différents états du Ki. Il s'est inspiré d'une théorie d'équilibre énergétique, le Kyo-Jitsu, pour détecter les déséquilibres, les interpréter, puis les traiter.

Il a enfin approfondi un système « d'évaluation énergétique » par la palpation de l'abdomen et du dos du patient. Dans le Zen Shiatsu, le concept du Yin-Yang est étendu aux autres aspects de la vie (l'alimentation, exercices physique, l'état psychologique.).

 

Malgré ses origines lointaines, le Shiatsu est relativement récent. Il fallut attendre les années 1955 pour qu'il soit reconnu comme une forme de thérapie au Japon.

 

Le shiatsu se distingue en plusieurs styles et écoles selon différentes théories. Celle de la médecine traditionnelle chinoise, la chiropractie etc.

 

Je peux citer les écoles suivantes :

 

Le Namikoshi shiatsu :

 

Shizuto Masunaga

Le Namikoshi shiatsu créé par Tokujiro Namikoshi qui a été à l’origine du shiatsu moderne. Il a développé sa technique dès l'âge de sept ans alors qu'il tentait de soulager sa mère souffrant de polyarthrite rhumatoïde. Très développé au Japon strictement réglementée, le Shiatsu s'exercer que sous couvert d'un diplôme d'État.

 

Le Zen shiatsu :

 

Shizuto Masunaga

Le Zen shiatsu : Shizuto Masunaga développa le Zen Shiatsu au travers des concepts de la Médecine Traditionnelle Chinoise : Yin/Yang, Ki, les méridiens. Il alla beaucoup plus loin en découvrant des extensions aux méridiens classiques d'acupuncture, créa une classification plus fine des qualités du Yin et du Yang permettant de décrire les différents états du Ki. Il s'est inspiré d'une théorie d'équilibre énergétique, le Kyo-Jitsu, pour détecter les déséquilibres, les interpréter, puis les traiter.

 

Il a enfin approfondi un système « d'évaluation énergétique » par la palpation de l'abdomen et du dos du patient. Dans le Zen Shiatsu, le concept du Yin-Yang est étendu aux autres aspects de la vie (l'alimentation, exercices physique, l'état psychologique.).

 

Mais encore l’Ohashiatsu, Koho shiatsu, shiatsu macrobitique etc ...

 

Le Ki :

Les traditions orientales considèrent tout corps dans l'univers comme une manifestation d'une énergie, d'un souffle : c'est le Ki (Qi ou Chi en Chinois). Présent sous différents aspects, il joue un rôle très important dans notre capital santé. Le Ki circule dans le corps à travers des canaux complexes reliant les fonctions organiques appelés Méridiens. Ces derniers sont la manifestation des fonctions des organes à la surface du corps. Quand le Ki circule librement dans les Méridiens, la santé est bonne. En appliquant les techniques de Shiatsu, le praticien peut débloquer, fortifier, tonifier, disperser le flux de Ki.

 

Le Yin et le Yang :

Le Yin (In en Japonais) et le Yang (Yo en japonais) sont dans la nature des aspects opposés mais complémentaires du Ki. Rien n'est totalement Yin et rien n'est totalement Yang. L'interaction permanente de ces principes produit la vie. Dans le corps humain, il existe des organes Yin qui ont pour fonction de distribuer et de stocker le Ki et le Sang, et des organes Yang qui occupe la fonction de digérer et d'éliminer.

 

La théorie des cinq éléments :

Le principe de l'évolution réside dans la transformation du Ki. Le praticien devra reconnaître les dominances de cette évolution chez les patients. Chaque élément est associé à une saison, à un climat, à une fonction organique, à un sens, à un tissu, à une zone de manifestation du corps, à un aspect mental et émotionnel.

 

Les causes des maladies :

« La démarche orientale vers la santé a toujours consisté à augmenter la vitalité et à prévenir la maladie plutôt que lutter contre la maladie une fois attrapée. »

 

Shizuto Masunaga

Le praticien de Shiatsu ne traitera pas les symptômes des maladies, il va chercher les causes qui sont toujours le reflet d'une séparation du Yin et du Yang, de la mauvaise circulation du Ki dans les différentes parties du corps.

 

Les causes des maladies sont classées en trois catégories :

 

Les causes internes : les émotions

La colère, l'euphorie, les soucis, l'excès de réflexion, la tristesse, la peur, et les chocs émotionnels.

 

Les causes externes, liées aux facteurs climatiques :

Le vent, le froid, la chaleur, l'humidité, la sècheresse.

 

Les autres causes :

Une constitution faible, le surmenage, une mauvaise alimentation, les traumas, les parasites et les poisons, les mauvais traitements médicaux.

Conduit à l'excès, les causes des maladies affecteront une ou plusieurs fonctions organiques.